Mal des transports chez le chien : causes et solutions qui marchent

Pourquoi votre chien est malade en voiture, et ce qui règle vraiment le problème
Un chien qui bave, gémit, halète puis vomit dix minutes après le départ ne fait pas de caprice. Deux choses se produisent en général en même temps, et elles demandent des réponses différentes. Identifiez laquelle vous concerne et la plupart des chiens sont calmes dès le troisième ou quatrième trajet.
Mal des transports et anxiété en voiture ne sont pas le même problème
Le mal des transports est physique. L'oreille interne dit au cerveau que le corps bouge ; les yeux, fixés sur le plancher ou le dossier d'un siège, disent le contraire. Ce décalage déclenche la nausée. C'est bien plus fréquent chez le chiot, parce que les structures de l'oreille interne se développent encore, et beaucoup de chiens s'en débarrassent seuls vers douze mois.
L'anxiété en voiture s'apprend. La voiture, c'est le vétérinaire, le toiletteur, ou le fait d'être laissé quelque part. Ou bien le chien a été malade une fois en voiture et associe désormais les deux. Un chien anxieux halète, piétine, bâille, se lèche les babines, tremble et bave parfois, ce qui ressemble à de la nausée sans en être.
Test rapide : si votre chien va bien sur cinq minutes jusqu'au parc mais qu'il est malade en allant chez le vétérinaire, c'est de l'anxiété. S'il est malade à chaque trajet quelle que soit la destination, c'est le mal des transports. Beaucoup de chiens ont les deux, parce que la nausée crée de l'anxiété, qui aggrave la nausée.
La solution qui agit sur les deux : une vue et des parois
Le plus grand changement ne coûte rien à essayer : mettez votre chien à hauteur de fenêtre, face à la route, dans un espace avec des côtés.
Cela aide contre le mal des transports parce que les yeux voient enfin le mouvement que l'oreille interne signale : le décalage se réduit. Cela aide contre l'anxiété parce qu'un espace avec des parois et un fond qui ne glisse pas donne au chien de quoi se caler. Un chien qui n'a rien pour se caler se lève à chaque virage, et un chien debout est un chien qui ne se détend jamais.
C'est pour cela qu'un siège auto rehaussé à parois fonctionne là où une simple couverture posée sur la banquette échoue. Ce n'est pas le rembourrage. C'est la hauteur et les côtés.
Ce qui aide vraiment
- Ne le nourrissez pas dans les deux à trois heures avant le départ. Un estomac plutôt vide a beaucoup moins de chances de ressortir. L'eau, en revanche, ne pose pas de problème.
- Entrouvrez deux fenêtres de quelques centimètres. Équilibrer la pression dans l'habitacle et faire circuler de l'air frais aide plus qu'on ne le croit. Ne laissez pas le chien sortir la tête : projections et lésions des oreilles sont des risques réels.
- Gardez la voiture fraîche. La chaleur aggrave la nausée, et vite.
- Conduisez en douceur les premiers trajets. Freinages progressifs, virages larges. Vous construisez une association, vous ne faites pas un chrono.
- Reconstruisez l'association depuis zéro. Asseyez-vous dans la voiture à l'arrêt, moteur éteint, avec une friandise. Le lendemain, moteur allumé, sans rouler. Puis jusqu'au bout de la rue. Puis jusqu'au parc, un endroit agréable, jamais le vétérinaire. Dix jours de ce protocole règlent plus de cas que n'importe quel complément.
- Emportez quelque chose qui sent la maison. Une couverture de son panier, un tee-shirt non lavé. C'est pour cela qu'un siège qui sert aussi de couchage à la maison marche bien : le jour où il monte dans la voiture, il sent déjà comme il faut.
Ce qui ne sert à rien
Le laisser libre pour qu'il puisse bouger. Un chien qui peut bouger bouge, et un chien en mouvement dans une voiture en mouvement est plus malade, pas moins.
Un couchage plat sur la banquette. Ni parois, ni hauteur. Le chien glisse à chaque virage.
Les médicaments humains contre le mal des transports. Ne donnez jamais à votre chien un produit de votre armoire à pharmacie. Plusieurs antiémétiques humains courants sont dangereux pour le chien à la mauvaise dose, et le dosage dépend du poids et de la molécule.
Quand appeler votre vétérinaire
Parlez-en à votre vétérinaire si votre chien est encore malade après quelques semaines de trajets courts, doux et positifs, s'il y a du sang dans les vomissements, s'il vomit en dehors des trajets, ou si l'anxiété est sévère : tremblements, refus de monter, tentatives de fuite. Il existe des options sur ordonnance : le citrate de maropitant (Cerenia) est autorisé spécifiquement contre le mal des transports du chien, et il existe des traitements anxiolytiques pour le second problème. Dans les deux cas, c'est une décision vétérinaire, pas une décision prise sur internet.
Un calendrier réaliste
Laissez à chaque changement deux ou trois trajets courts avant de juger. La plupart des maîtres nous disent que c'est le troisième qui est calme. Les chiots s'améliorent souvent nettement tout seuls entre six et douze mois. Un chien adulte avec une mauvaise association ancienne demande plus de temps : comptez en semaines de courts trajets positifs, pas en jours.
Aménager la voiture
Si vous voulez appliquer le principe hauteur et parois, la taille compte plus que les fonctionnalités. Mesurez votre chien du museau à la queue et ajoutez 10 cm, puis mesurez la largeur de votre banquette arrière entre les panneaux de portes : notre guide des tailles du siège auto pour chien détaille la marche à suivre.
- Chiens jusqu'à 16 kg environ : le siège auto pour petit chien ou le siège auto pour chien de taille moyenne, un nid profond à parois qui rehausse un petit chien à hauteur de fenêtre.
- Chiens de plus de 16 kg environ, ou deux chiens ensemble : le siège auto pour grand chien ou le siège auto XL, long et bas pour qu'un grand chien puisse s'allonger à plat le long de la banquette.
Les deux se décrochent et se transportent à l'intérieur comme un couchage, ce qui est la façon la plus simple de faire sentir la maison dans la voiture avant même de démarrer.
Cet article donne des informations générales et ne remplace pas un avis vétérinaire. Si votre chien ne va pas bien, consultez votre vétérinaire.